Test Jeu : Domina

DÉVELOPPEUR :
DolphinBarn
ÉDITEUR :
DolphinBarn
ANNEE DE SORTIE :
2017
PLATEFORME :
PC Windows
LANGUES :
Anglais (audio, texte)
PRIX :
9,99€

À propos de l’éditeur

Petit éditeur indépendant spécialisé dans le PixelArt, DolphinBarn s’est fait remarquer avec un premier jeu en 2014 avec Corporate Lifestyle simulator (simulation où vous incarnez un employé de bureau massacrant du zombie à tout rompre). Le créateur du studio canadien est un musicien pro connu sous le pseudonyme de « TheBignic » et est reconnu pour la qualité de ses bandes-son.

À propos du jeu

Fort d’un premier jeu qui reçut de très bonnes critiques sur la plateforme Steam, le second jeu, sorti en 2017, s’inscrit dans la même veine. Nerveux et sanglant. Mais Domina, qu’est-ce que c’est ?

Oscillant entre la Simulation pour la gestion d’un Ludus et l’action lors des combats d’arène, le jeu plaira aux deux adeptes du genre. Vous incarnez la Domina (la maîtresse du Ludus), qui a un air étrangement familier avec Lucretia qui joue le même rôle dans la série Spartacus (série que je vous recommande fortement by the way). Coïncidence ? Je ne pense pas.

Le Ludus est un lieu où l’on entraîne des gladiateurs. Généralement des esclaves de guerre qui doivent amener fortune et honneur à la maison qui les nourrit et les entretient. Plus un Ludus gagne de combats, plus il s’élèvera, gagnera en réputation et les chefs de maison entreront alors dans les bonnes grâces des puissants. C’est le cas ici avec le Légat et le Magistrat de la ville que vous devrez satisfaire tout au long de votre aventure en acceptant les combats qu’ils vous proposent ou en en fonction des bulles d’événements qui se manifestent par intermittence où vous devrez souvent choisir une option qui devra plaire à l’un et déplaire à l’autre (ou les 2). Ces fameux événements peuvent également vous faire perdre ou gagner des esclaves (certains avec un niveau bien supérieur à ceux que vous possédez déjà) ou de vous faire gagner de l’argent. Il est donc nécessaire de prendre le temps de lire et de prendre la bonne décision. Pour en revenir à nos 2 gugusses, vous pourrez vous procurer des esclaves auprès de l’un et des gladiateurs déjà formés auprès de l’autre. Vous pourrez également demander un « patronage » (un parrainage si vous préférez), ce qui couvrira les frais de vos gladiateurs. Notez que si vos hommes font de bons ou de mauvais résultats, vous aurez également le droit de les libérer (ce qui améliorera le moral des autres, leur donnant l’infime espoir de connaître la même fin heureuse) ou de les exécuter, pour l’exemple (ce qui réduira forcément le moral des troupes).

Un jeu qui rappellera à certains, dans un autre style, le très bon Spartacus Legends pour le côté entraînement et combats sanglants de gladiateurs de différents types devant une foule surexcitée (sur XBOX Live)

Ave, Caesar, morituri te salutant (Salut, César, ceux qui vont mourir te saluent)

Directement dans le bain avec un petit texte qui vous explique le contexte politique dans lequel vous vous trouvez, on vous explique qu’il s’agit là de la dernière possibilité pour votre Ludus de briller au sein de l’Empire. Vous aurez donc un an pour entraîner et « fabriquer » les meilleurs combattants de Rome. Il y a un tuto qui vous permet d’en apprendre davantage sur les éléments qui vous entourent mais, honnêtement, la prise en main se fait assez rapidement même si vous allez un peu ramer au début. Car malgré son look et ses concepts relativement simples à appréhender, il y aura tout un tas de choses à gérer pour maintenir la cohésion du Ludus. Vous devrez développer l’arbre des compétences des gladiateurs, ce qui vous donnera un avantage non négligeable face à vos adversaires, vous devrez veilleur au bien-être et à l’usure du matériel de vos hommes, engager des employés, faire attention aux réservés de nourriture, d’eau et de vin,… bref, la gestion est bien là et étonnamment assez complète pour un jeu qui ne paie pas de mine aux premiers abords. Il faudra également défier les champions régionaux si vous voulez accéder au combat final qui aura lieu à la fin du temps écoulé, chaque champion et arène ayant ses propres particularités.

(Ci-dessus, l’arbre des compétences de Doctore, les différentes ressources, le timing avant le prochain combat, le temps qu’il vous reste avant la fin de l’année et du grand combat final à Rome).

Il y a différents modes de difficultés qui vont du facile jusqu’au Pro Gamer. Personnellement, je trouve que le niveau est déjà suffisamment compliqué en normal, en mode difficile il vous faut un coup de chance de tomber sur 2 ou 3 combats avec de faibles opposants pour réussir à sortir la tête de l’eau et Pro Gamer, je ne l’ai même pas tenté.

Vous pouvez également influer sur la brutalité des combats dans les options. Au plus vous choisissez un mode brutal, au plus les combats seront longs et sanglants. Je trouvais étrange au début que les combats soient si rapides, je ne prenais pas de réel plaisir à passer par ces phases. Du coup, je m’attelais principalement à la gestion. Mais une fois que l’on change cette option, les combats de longue durée prennent une autre dimension. Le stress est beaucoup plus élevé alors que vous voyez les combattants se mettre sur le casque avec des giclées de sang sur tout le terrain. Vous aurez également des combats face à des Béhémots (des géants monstrueux mais assez faibles), des lions ou des combats de chars. Il y a également une table avec des cartes qui prodigueront à vos hommes, gladiateurs comme employés, des bonus non négligeables, choisissez donc avec soin à qui vous allez les attribuer.

Un Ludus quasi au complet (il manque les lions et les Béhémots). Qu’est-ce que c’est beau de voir tous ces hommes suer pour la gloire de Domina.

Du pain et des jeux

La bande-son est un must dans le jeu. Calme et reposante en période d’entraînement, une musique brutale et entraînante pendant les combats qui vous marquera forcément et qui apporte une touche d’adrénaline en plus au moment où les hommes vont se lancer pour casser des crânes. L’animation également est un point fort de ce jeu. Rien ne stagne, tout est toujours en mouvement, le public comme les « athlètes ». Un vrai dynamisme est présent dans ce jeu et c’est un vrai plus, et le côté pixel art, dont je ne suis pas un grand fan, donne un rendu vraiment intéressant dans son ensemble. N’achetez cependant pas ce jeu pour le côté historique, qui, entre nous, n’a pas grand intérêt. Ici, on prépare les hommes et on les envoie au casse-pipe pour notre gloire et notre fortune personnelle, donc pas des profs d’histoire si vous voyez ce que je veux dire. Mais il sera toujours intéressant d’avoir les noms des différents types de gladiateurs en latin ainsi que le nom des intervenants et de bien comprendre qu’un Doctore n’est pas un foutu docteur mais bien un entraîneur de gladiateur, ne serait-ce que pour la culture générale, m’voyez ?

Ah, j’aime l’odeur du sang au petit matin…

En résumé

Jeu indépendant ne payant pas de mine, Domina est un jeu mi gestion mi action. Très complet au niveau des menus de gestion du Ludus, vous pourrez également contrôler vos gladiateurs pendant les combats, ce qui ne vous garantit pas la victoire pour autant. Car oui, le jeu a sa difficulté, ce qui ravira les joueurs chevronnés, par contre la durée de vie est très faible et ne vous permet pas de développer votre Ludus comme vous le voudriez en un an. Heureusement les concepteurs ont installé un mode « infini » qui vous permet de continuer après un an, ce qui enlève cependant la tension liée à l’ultimatum.

Le côté pixélisé rend très bien, l’écran propose une vue toujours très dynamique et les combats sont nerveux et sanglants. Des intrigues arrivent par intermittence et on aurait aimé que cela soit plus décliné en arborescence (pas seulement « un événement » « un choix » « une conséquence », mais bien plusieurs choix ouvrants sur différentes variantes).

Un bon jeu pour qui ne veut pas se prendre trop la tête, pour les amoureux des décapitations et de la sueur de l’entraînement sous les coups de fouet.

Le jeu n’est disponible qu’en Anglais, et risque de ne pas plaire à ceux qui détestent le pixel, la violence assumée et les historiens en quête de connaissances supplémentaires n’y trouveront pas leur compte non plus.


Les + :

  • Le côté Pixel rend bien sur ce jeu. Difficile de ne pas apprécier la qualité du grain même si on n’est pas un grand fan de ce type de qualité graphique.
  • Le mix gestion/action est bien équilibré. Le côté gestion est très complet, une agréable surprise et les phases de combat sont juste jouissives.
  • Même si l’on aurait voulu que cela soit plus poussé jusqu’à une arborescence à plusieurs embranchements, les bulles d’intrigues sont un petit plus pour casser la monotonie.
  • Le choix du mode de brutalité des combats est un plus. Si on ne souhaite pas que les combats s’éternisent ou au contraire, si on ne veut pas rater une miette, c’est vous qui décidez. Augmenter la brutalité ajoute une grosse louche de suspens aux combats, sans quoi ils se termineraient en quelques secondes à peine.
  • Un écran ultra-dynamique, des personnes toujours en mouvements, une foule en délire, des combats nerveux. Bref, ça bouge.
  • Un rapport qualité/prix intéressant. En solde, c’est une petite affaire.


Les – :

  • Le côté répétitif du jeu (eat, sleep, fight, repeat,…).
  • Sa durée de vie compensée par un mode infini qui lui enlève toute tension liée au timing.
  • Ne plaira pas à tout le monde pour sa violence (perso, moi j’adore).
  • Pas de traduction française.

Heures de jeu avant publication d’article :
15,9 heures
Note
8/10
Configurations requises :


Bonus :

Voici une vidéo (en Anglais) avec les 10 astuces pour bien débuter dans Domina.

2 réflexions au sujet de « Test Jeu : Domina »

    1. Oui niveau historique voilà c’est pas ouf mais au moins on apprend quelques termes latins qui nous met dans l’ambiance de l’époque. Mais oui, si on est pas malade à la vue du sang pixelisé c’est un jeu de détente vraiment sympa et accessible niveau prix (faut juste se débrouiller en Anglais quoi).

      Aimé par 1 personne

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