PAL à ma main : Spécial « pas fini »

Habituellement, la « PAL à ma main » propose une sélection de 5 ouvrages qui prennent désespérément la poussière dans la bibliothèque ou noient leur data dans les tréfonds de la liseuse. Cette fois-ci, on attaque les ouvrages que j’ai débuté mais que je n’ai malheureusement pas su terminer pour diverses raisons. Voici une première sélection, et avec quelques gros morceaux au menu.

Titre et auteur :

Chronique du tueur de roi, 1ère journée : Le Nom du vent (Patrick Rothfuss)

Résumé :

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe
Vous avez dû entendre parler de moi.


Pourquoi ?

Le « Tueur de roi », Kvothe, Rothfuss, le Nom du Vent, autant de mots et de noms que j’avais entendu dans un passé pas si lointain et qui me donnaient envie de découvrir cet univers dont le résumé me faisait saliver. Pourtant force est de constater qu’après un bon tiers passé du livre, je n’ai pas réellement été entraîné. Faut dire aussi que le livre est intelligent (pas que je suis bête, mais certains concepts sont pas simples à visualiser), l’écriture est relevée, l’histoire en elle-même n’est pas mauvaise, mais c’est long ! Kvothe raconte à un homme toute sa vie pour que ce dernier puisse la retranscrire, et il la raconte en détail ! En réalité, il ne se passe vraiment pas grand-chose à part deux sursauts mais l’action n’est définitivement pas au rendez-vous, et dieu sait que j’ai besoin de ça pour tenir le coup en lecture. Mais j’ai tout de même été agréablement surpris par la plume de l’auteur et par l’ingéniosité des propos tenus et des thèmes abordés. Mais je crois tout simplement que je ne l’ai pas lu au bon moment, ou que j’avais besoin d’une lecture plus légère, et il n’est pas impossible que je retente le coup.

Titre et auteur :

L’Assassin royal, Tome 1 : L’apprenti assassin (Robin Hobb)

Résumé :

Au château de Castelcerf le roi Subtil Loinvoyant règne sur les Six Duchés ; il est aidé dans sa lourde tâche par son fils Chevalerie qui, comme son père et tous les nobles du royaume, porte le nom de la qualité que ses parents espéraient le voir développer. Ainsi le frère du Roi-servant s’appelle-t-il Vérité et leur demi-frère, né d’un second lit, Royal. Suite à une aventure restée inconnue de tous, Chevalerie donne à la lignée un nouveau descendant : un bâtard, dont la simple existence va bouleverser le fragile équilibre qu’avait établi le roi pour contrôler ses turbulents fils. Ce héros malgré lui, nommé Fitz, voit son avenir s’assombrir au fil du temps. Alors que les autres enfants ont déjà leur place à la cour et dans ses intrigues, lui devra la mériter et servir la couronne en devenant ce que personne ne voulait être : l’Assassin royal. Au service de son roi, il apprendra les poisons, le meurtre et la trahison…

Pourquoi ?

L’Assassin Royal, un pan de l’Histoire de la Fantasy moderne. J’étais très sceptique car tout le monde n’en dit que du bien. Et en effet, ne serait-ce que pour la plume de l’auteur, il faudrait l’avoir lu. Mais là encore, après un quart du livre, rien ne se passe. J’avais l’impression de retrouver des similitudes entre le Tueur de Roi et l’Assassin royal, aussi bien dans la délicatesse de l’écriture que dans le personnage principal. J’ai aussi eu l’impression d’avoir un Harry Potter chez les Assassins plutôt que chez les sorciers. On apprend surtout comment Fitz survit en tant que bâtard de sang noble dans un ville qui ignore tout de sa condition, jusqu’à son entrée au palais. Long, peu d’action, surement un trop plein de Fantasy à ce moment-là et enchaîné suite aux Chroniques du Tueur de Roi, ce qui n’a surement pas aidé vu que je n’étais pas en veine avec ce précédent ouvrage. Là aussi, j’espère un jour me relancer, c’était juste le mauvais moment.

Titre et auteur :

Le cycle de Syffe, tome 1 : L’enfant de poussière (Patrick K. Dewdney)

Résumé :

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos.
Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage.
Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local.


Pourquoi ?

And again, again and again… Un enfant orphelin, qui va se retrouver au milieu des intrigues des puissants, qui va se découvrir des talents et devenir une pièce centrale dans un jeu qui le dépasse, blablablaaa. Autant mon amour pour la Fantasy dépassait tout le reste, autant j’en ai soupé de ce schéma. Lu un bon tiers il y a de cela bientôt deux ans, je n’avais pas eu le courage de continuer. Là non plus, pas d’action hormis l’un ou l’autre sursaut, ça n’avance pas, on raconte des « slice of life » qui vous mettent en condition mais là encore, je crois que ça me broutait de devoir apprendre le quotidien d’un énième gamin malheureux qui va finir par avoir un rôle important, mais on ne sait pas quand,… Là encore, une écriture splendide, un phrasé d’un auteur français que je classerai comme presque aussi envoutant qu’un Stephan Platteau, rien de moins. Mais voilà, je reprendrai la route un jour, là aussi car il serait regrettable de ne pas aller au bout du chemin, surtout que j’ai croisé l’auteur, un homme fort sympathique avec un look et une attitude atypique assumée, qui a eut la gentillesse de signer mon ouvrage.

Titre et auteur :

Métro 2033 (Dmitry Glukhovsky)

Résumé :

Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l attendent.

Pourquoi ?

Cette déception. J’ai lu presque la moitié et je m’attendais tellement à avoir comme dans les jeux vidéos, des orgies de monstres mutants qui vous arrivent en pleine poire pour tout détruire sur leur passage. Rien. Quelques rumeurs relatées par des escarmouches de monstres zombies étranges ou des rats géants ravageant des stations entières, quelques coups ci et là et des disparitions inquiétantes, donc rien de bien excitants même si le voyage d’Artyom est semé d’embuches. Mais le pire ce sont les longs laïus sur l’Histoire des différentes stations de métro, les conflits politiques qui on eut lieu dans les souterrains et les noms russes illisibles et imprononçables qui en résultent (j’ai un nom de famille russe, donc c’est vous dire…), on y perd ses neurones. Encore si c’était quelques paragraphes, mais là on s’étale sur des pages entières… C’est au milieu de l’un de ces dits laïus que j’ai dis stop. La barbe ! Le problème vient également du fait que d’avoir joué aux jeux vidéo ne m’a pas aidé et a totalement modelé mes attentes sur ce livre. Un des rares livres arrêté où je sais que je n’irai sans doute pas plus loin dans ma lecture. Si vous voulez du frisson, jouez aux jeux !

Titre et auteur :

Dragon Déchu (Peter F. Hamilton)

Résumé :

Année 2325. Lawrence Newton a un avenir tour tracé devant lui : il est brillant, il est destiné à gérer une planète et connait le parfait amour. Mais Lawrence a un rêve inaccessible : effectuer des vols spatiaux et participer à la conquête de l’espace.
Aussi plaque-t-il tout, laissant famille, fortune, amour derrière lui. 20 ans plus tard, il a tout raté : il est sergent dans un peloton minable pour le compte d’une des Grandes Compagnies, engagé dans une campagne de piraterie légale appelée pudiquement « retour sur investissement » afin de piller les planètes récemment terra-formées.
Sur la planète Thallspring, Lawrence et ses troupes doivent affronter un mouvement de résistance diablement efficace. Lors d’une patrouille, il apprend l’existence du Temple du Dragon Déchu – le lieu saint d’une secte qui vénère des créatures mythiques censées être tombées du ciel. La rumeur veut que les prêtres de ce Temple gardent des richesses au-delà de toute imagination. Et cette dernière information pousse Lawrence à monter en douce sa propre expédition…
Erreur grave !


Pourquoi ?

J’ai pas fait long feu sur celui-là. Je sais que lire du Hamilton, s’est s’exposer à une oeuvre qui vous dépasse (on parle ici de plus de 900 pages) en taille et en contenu. Dès le début j’ai su que j’allais pas accrocher. On part sur des personnages dont on ne comprend pas le but de leur présence, qui n’ont tellement aucun lien entre elles que c’est à ce demander si on s’est pas trompé de livre en court de route,… Mais l’auteur est connu pour ses séquences narratives qui partent dans tous les sens en plus de pondre pavés sur pavés. Bref, je crois que je ne suis pas encore prêt pour du Hamilton ou même de la Hard SF.

Voilà, ce dernier épisode de ma PAL se termine, n’hésitez pas à partager vos commentaires si vous avez déjà lu l’un d’entre eux ou si vous les possédez dans votre bibliothèque ou tout simplement dire si vous aussi vous arrêtez une lecture en cours ou si vous allez jusqu’au bout coute que coute.

À bientôt pour un nouvel épisode !

4 réflexions au sujet de « PAL à ma main : Spécial « pas fini » »

  1. J’ai adoré « Le Nom du Vent » et j’aime bien la saga de « L’assassin royal » – mais, contrairement à toi, je n’ai pas besoin de beaucoup d’action, j’aime énormément l’immersion, découvrir le quotidien… En tout cas, j’espère que tu auras l’occasion de reprendre « Le Nom du Vent » et que tu apprécieras un peu plus =)

    Aimé par 1 personne

    1. Oui les « slice of life » qui permettent d’immerger le lecteur dans le quotidien des personnages sont importants, mais là je sais pas, c’était long et je n’avais pas ma patience habituelle pour attaquer de tels récits où je m’attendais tout de même à quelques moments d’action intense, mais pas du tout. Oui je reprendrai la route de ces lectures, à n’en pas douter, mais pas tout de suite.

      Aimé par 1 personne

    1. Oui je lis rarement des livres qui dépassent les 500 pages donc oui, c’est même très long ^^ J’entends bien que c’est pas le Hard SF mais je crois que c’est surtout au début avec toutes les différentes séquences narratives qui n’avaient aucun lien et pas forcément intéressantes qui m’ont un peu perdues (mais ça fait deux ans que j’ai tenté la lecture, peut-être que maintenant j’aurais une autre vision de ma lecture). Je suis pas non plus le meilleur client pour la SF mais par contre un « Le vieil homme et la guerre » m’a énormément plu (mais on est dans un autre registre).

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