Test jeu : Banished

DÉVELOPPEUR :
Shining Rock Software LLC
ÉDITEUR :
Shining Rock Software LLC
ANNEE DE SORTIE :
2014
PLATEFORME :
PC Windows
LANGUES :
Anglais (audio, texte)
PRIX :
18,99€

À propos de l’éditeur :

Shining Rock Software n’a qu’un seul développeur qui s’occupe du développement logiciel, des illustrations et de l’audio.
Mon objectif est de créer des jeux simples et amusants pour que les gens puissent en profiter, comme le plaisir que j’ai eu à jouer à des jeux shareware dans les années 1990.
Je joue et je programme depuis longtemps. J’ai travaillé en tant que programmeur professionnel de moteurs graphiques pendant environ 10 ans avant de devenir «indépendant».
Le titre actuel en développement est un jeu de stratégie de construction de ville appelé Banished
(http://www.shiningrocksoftware.com/?fbclid=IwAR15dwyRpKiFR-WVquIdZaGDCgPihE1SkjMcMtMP9ar60-VvakOK6TrU-Ao).

Résumé :

Bienvenue dans le monde de Banished! Dans ce jeu de stratégie de construction de villes, vous contrôlez un groupe de voyageurs exilés qui décident de recommencer leur vie dans une nouvelle terre. Ils n’ont que les vêtements sur le dos et un chariot rempli de fournitures de leur pays d’origine.
L’objectif du jeu est de maintenir la population en vie et de la faire croître en une culture à succès. Les options pour nourrir la population comprennent la chasse et la cueillette, l’agriculture, le commerce et la pêche. Cependant, des pratiques durables doivent être envisagées pour survivre à long terme. (http://www.shiningrocksoftware.com/game/)

L’hiver, probablement l’un des pires ennemis du jeu Banished !

Mon avis :

Banished est un City Builder en mode Survival qui nécessitera l’une ou l’autre partie avant de vraiment maîtriser les nombreuses difficultés face auxquelles vous serez confrontées.

Vous démarrez donc votre périple avec cinq familles de villageois (en difficulté standard, ce nombre change en fonction de la difficulté choisie), à priori bannis de chez eux et désireux de mettre en place une nouvelle communauté dans un monde vierge de toute civilisation, un grenier de stockage et quelques ressources pour tenir au moins un an. Le but ? Survivre coute que coute et perpétuer votre nouvelle colonie. Votre première décision, si vous avez du bon sens, est de faire place nette autour de votre grenier (n’allez pas trop loin sans quoi l’hiver vous surprendra aussi surement qu’un crocodile surprend le zèbre….Wait… What ?), de créer votre première ressource de nourriture (champ et/ou camp de pêche) et de construire des maisons qui vous habiterons suffisamment longtemps pour faire face à un hiver particulièrement meurtrier.

Dans ce jeu, pas d’argent, uniquement de la main d’œuvre et de la récolte de ressources. Simple donc, mais pas tant que ça finalement. En effet, outre les ressources primaires comme la nourriture, le bois ou la pierre, il vous faudra spécialiser vos gens pour créer d’autres ressources car, rapidement, vous tomberez à court de matériel pour effectuer votre travail correctement, à cours de vêtements chauds ou de bois de chauffage pour tenir l’hiver. La gestion de toutes ces ressources est donc primordiale si vous espérez survivre plusieurs saisons d’affilées sans trop vous soucier du reste. Dans vos ennemis, vous rencontrerez bien sûr le froid glaçant de l’hiver, mais également les maladies (arrivant par bateau de commerce ou par les migrants qui demandent asile dans votre colonie), les incendies et j’en passe et des joyeusetés. Une vraie difficulté est installée car lorsque vous pensez votre colonie prospère et hors de danger, c’est à ce moment-là qu’un grain de sable vient enrayer la machine que vous avez mis des saisons à mettre en place. Vous serez également inspirés d’éduquer vos villageois pour que ces derniers travaillent plus efficacement. Mais attention là encore, des personnes trop qualifiées et trop efficaces peuvent épuiser plus rapidement vos ressources. Un équilibre doit être trouvé pour faire face à chaque difficulté et éviter qu’elles n’arrivent toutes en même temps.

Le jeu, de base, est très sympa dans ses mécaniques, sa jouabilité et sa durée de vie. Il est également très intuitif et ne vous prendra que peu de temps avant de bien comprendre comment le jeu fonctionne. Cependant, l’ensemble peut assez rapidement devenir redondant une fois qu’on a trouvé le « truc » pour tenir sur plusieurs décennies sans faire face à la famine ou à des pénuries en tout genre. Heureusement, la communauté s’est emparée du jeu et propose aujourd’hui de nombreuses possibilités pour améliorer et diversifier votre gameplay. Les différents succès Steam vous apportent également des challenges intéressants et suffisamment complexes pour vous faire tenir plusieurs heures pour les atteindre.

Autant dire que vous en aurez des ressources à gérer !

Le jeu est en anglais mais un patch français est disponible dans le Workshop de Steam, ce qui aidera grandement ceux pour qui l’anglais serait un frein à cette expérience (attention cependant à la compatibilité entre les mods si vous souhaitez en ajouter plusieurs d’un coup). Graphiquement joli, on regrettera le manque de « courbes » avec cette impression de ne faire que des formes carrées ou rectangulaires. Les fans d’angles droits seront ravis, ceux qui préfèrent les formes arrondies et les courbes seront un peu frustrés.

Dans la même veine et plus actuel, on peut citer le jeu « Ostriv » qui semble proposer une expérience similaire mais plus détaillée et surtout graphiquement plus aux normes actuelles, mais également le jeu « Patron » qui est amené à être le successeur direct de « Banished » dans son gameplay et dans son visuel. Y a-t-il une fin à ce jeu ? Je ne pense pas. Les succès Steam (si vous jouez sur cette plateforme) vous mèneront suffisamment la vie dure pour faire durer l’expérience et si fin il y a, ce sera lorsque toute la Map ne pourra plus fournir les ressources dont vous avez besoin pour survivre bien que cette éventualité ne soit plus qu’improbable.

Vive les angles droits !

Conclusion

Un jeu de gestion/survival très poussé, graphiquement sympa et à la durée de vie assez longue.
Quelques parties pour la prise en main et vous êtes partis pour des dizaines d’heures de jeu. Les mods des nombreux autres joueurs apportent de vrais + pour la diversité de vos parties, ainsi qu’un patch FR pour les non-bilingues.
Le système de saison vous oblige à anticiper car l’hiver est meurtrier. Vous devrez gérer les stocks de nourriture et de bois pour lutter contre la famine et le froid, mais également les maladies, les personnes décédées (création de cimetière), les arrivages de migrants ou encore les fins de ressources (charbon, fer, pierre). Bref, on a de quoi s’occuper.
Bref, si vous êtes fan de gestion, avec un côté survie poussé (mais pas autant qu’un Frostpunk par exemple), n’hésitez pas à tenter l’expérience ! Banished saura vous donner du fil à retordre et les mods vous aideront à rendre l’expérience moins redondante. Bien qu’un peu dépassé graphiquement, il garde tout son charme et sa simplicité. Il fait partie de ces jeux qui ont imposé un nouveau standard et est devenu celui auquel on se réfère pour décrire les nouveaux du genre. Ce qui n’est pas donné à tout le monde !

Points + :

  • Un jeu où l’économie n’est pas basée sur l’argent mais bien sur les ressources, ce qui nous change de la majorité des city-builders.
  • Les mécaniques sont intuitives et aborder ce jeu sans tutoriel est possible (bon sens et facilité de prise en main). Il faudra néanmoins quelques parties pour vous familiariser avec la difficulté du jeu et ses ressources.
  • Le jeu propose une vraie difficulté. En plus des conditions climatiques qui mettront à rude épreuve vos bonnes gens, la famine, le manque d’outils ou les épidémies et autres joyeusetés seront autant de défis à relever à travers lesquels vous devrez passer pour voir votre colonie survivre.
  • Vous aurez la possibilité d’échanger des produits (du troc en somme) pour vous refaire sur certaines denrées (plus de nourriture pour éviter une famine, plus d’outils car manque de matériaux, plus de pierre car les carrières sont à sec). Attention cependant à bien équilibrer ce que vous échanger pour ne pas tomber en rad à cause de ces échanges.
  • Le jeu a su s’imposer comme un modèle du genre et lorsqu’aujourd’hui un nouveau de ce type sort sur plateforme, on parle de « Banished like ». Comme quoi un jeu aux allures si simple peut vraiment devenir une référence pour les jeux futurs.
  • Les nombreux mods permettent une rejouabilité presque sans limite et amènent de la nouveauté pour que l’expérience soit plus diversifiée. Des patchs de traduction sont également présents pour ceux qui auraient des difficultés avec la langue de Shakespeare.
  • Les musiques sont sympas et restent en tête un moment et vous relaxe pendant que vos gens meurent de faim et de froid, c’est toujours sympa.

Les – :

  • Graphiquement pas dégueulasse pour l’époque, on peut voir que le jeu a pas mal vieilli depuis 2014 et si vous y rejouez en 2021, il aura pris un petit coup de vieux.
  • Pour ceux qui n’utilisent pas les mods (sur le Steam Workshop), le jeu pourra sembler long et redondant. De plus, ceux qui ont du mal avec l’Anglais pourrait s’y perdre s’ils ne téléchargent pas le mod traduction.
  • On peut regretter que le jeu ne propose que des lignes droites et non des courbes dans sa manière de construire son village. Cela donne l’impression que chaque village que l’on crée se ressemble et manque de personnalité.
  • Le bruit des animaux dans les enclos est purement et simplement insupportable :-O

HEURES DE JEU AVANT PUBLICATION
125.6 Heures
NOTE
8,5/10
CONFIGURATIONS REQUISES

BONUS

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