Altérés, tome 1 : La proie du Dragon (Florence Cochet), de la SF Young Adult helvétique

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Informations :

  • Édition : Dreamland
  • Parution : 14/03/2018
  • Nombre de pages : 320 pages
  • ISBN : 978-2-37740-036-2
  • Prix : 16,50€ (Broché), 10,99€ (numérique)

Résumé :

L’humanité a failli être décimée lors d’une apocalypse déclenchée par des intelligences artificielles. Trois siècles plus tard, le fléau a été maîtrisé par le gouvernement grâce à un contrôle strict des technologies. C’est dans ce monde que la jeune Lutessa vit paisiblement avec son père qu’elle adore. Jusqu’au jour où il sabote son concours d’entrée à l’Institut des Technologies, brisant son rêve de devenir ingénieure. De quoi veut-il la protéger en l’empêchant de partir étudier à la capitale ?
Le pire survient lorsque Lutessa est infectée par de dangereux nanorobots. Emmenée de force dans les laboratoires du gouvernement, elle découvre que les apparences sont souvent trompeuses. Les autorités veulent-elles protéger les citoyens ou, au contraire, les asservir ?
Lutessa se retrouve au coeur d’enjeux qui vont la mettre sur les traces de ses origines et de sa mission…
Dans la guerre entre l’homme et la machine, elle est la clé.

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Florence Cochet

« La loi était claire : toute technologie devait être soumise à l’IEM une fois par semaine, afin d’éliminer les parasites potentiels. »

Mes impressions, une lecture contrastée

Deuxième livre lu dans le cadre du concours Sirius SF.

Bon, on ne va pas se mentir, je ne suis pas un fan de la 1ère heure en matière de YA (Young Adult). Ayant lu une dystopie française (Frontières) dans la même veine mais qui traitait plus des problèmes écologiques, ce deuxième essai confirme que je suis pro SFFF adulte (les goûts et les couleurs,…). Est-ce que cela veut dire que le livre est mauvais ??? Absolument…pas. Il est même bon.

Monde Apocalyptique (mais pas trop) à la suite d’un cataclysme entre les IA (Intelligence artificielle) et les humains, nous allons découvrir la vie tout à fait normale, ou presque, de Lutessa (dit Tessa). Je pourrais aller plus loin mais rien qu’en lisant le résumé de la 4ème de couverture, vous avez déjà une bonne partie du livre qui vous est dévoilée.

J’ai vraiment ressenti des sentiments contrastés, partant du « déjà vu » à « ouais, c’est vraiment sympa ». Autant Florence brille par sa créativité lorsqu’elle parle du monde virtuel (certains penseront à Matrix sans aucun doute), autant le monde « réel » est beaucoup trop lisse. Plusieurs personnages sont clichés mais on y accorde malgré tout une certaine sympathie, voir carrément de l’empathie dans le cas de Tessa vers la fin du livre. Il y a trois factions (le Centre/ les anti-IA, le Conseil/ pour un consensus, et les Soumis de la zone interdite/soumis aux IA –> Ces derniers ne sont pas encore apparus). Sans réelles surprises, on peut partiellement deviner comment tout cela va se goupiller, même si j’ai bon espoir que l’autrice nous réserve quelques surprises pour les tomes suivants. Il suffit de regarder Labyrinthe, Hunger Games ou lire des livres de la même veine pour savoir plus ou moins vers quoi on se dirige, il y a juste les dommages collatéraux du héros qu’on ne peut pas vraiment deviner et autant le dire, dans ce tome 1, la pauvre Tessa, elle morfle. On espère juste se tromper et imaginer quelque chose de différent pour la suite.

Une lecture rapide et facile, sans réelles difficultés sauf lorsque l’on entre dans la « surréalité », sorte de Matrice par laquelle il faut se connecter pour agir sur des données numériques. Et là Florence réussit à immerger le lecteur dans cette partie plus technique en donnant des mots simples pour nommer les différents états comme « la glisse », « surréalité », « endigué », « altéré », « accès d’urgence »,… c’est tout con mais ça nous aide à vraiment imaginer ce qui se passe lors des interactions avec le monde virtuel.

Détaillons plus bas les différents points.

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« Ce que tu dois retenir, c’est que nous sommes nées de la folie des hommes, de leur fainéantise, de leur irrépressible besoin d’évasion. »

Ce que j’ai aimé

  • La couverture est attirante (bon, j’ai une certaine réserve sur le personnage, sûrement Tessa, qui fait un peu flipper). Je trouve le graphisme du titre parfait ❤
  • L’histoire est fluide. Ça se lit tout seul, on glisse les pages sans vraiment s’en rendre compte.
  • De la Sf Young adult pour tous. Pas trop dur pour les sensibles et juste ce qui faut de complexité avec le monde des IA.
  • Des personnages auxquels on voue une certaine sympathie (Mia, Gwen, Daryl, Dragon et Tessa).
  • De l’originalité avec le monde numérique. Une très belle explication de comment le monde en est arrivé là (et quand on y pense, ça pourrait tellement se produire). Donc on a un côté assez réaliste.
  • Une fin assez forte en émotion.

Ce que j’aurai aimé, ce qui m’a dérangé

  • C’est du YA, donc pas ma tasse de thé. Pratiquement que des personnages jeunes (sauf 2-3 exceptions). On entre dans un schéma qui nous est familier si l’on a déjà eu affaire à de la YA. La suite est relativement prévisible dans les grandes lignes, mais on ne peut rien affirmer cependant.
  • Un résumé qui en dit beaucoup trop sur l’histoire et qui vous spoil à mort ! Un peu à l’image des bandes annonces actuelles qui vous montrent en 1min30 presque l’entièreté du film.
  • Bien que le monde virtuel soit de qualité, le monde réel est trop lisse. La menace des nanorobots (mais qu’on peut soigner), un monde pratiquement décimé par les IA mais on dirait qu’à part le manque de technologie la vie va tranquille (l’homme n’est pas devenu la bête sauvage à la Mad Max) et aucun manque de quoi que ce soit, on ne parle que de 2-3 endroits précis mais c’est comme-ci le monde s’arrêtait là, qu’il n’y avait rien autour et que la sauvegarde de l’humanité se jouait dans ce petit huis-clos,…

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Conclusion

Un bon livre de Young Adult distopique. Une écriture fluide et une histoire assez prenante pour ne pas voir les pages défiler au fur et mesure de la lecture. Une idée du monde virtuel très sympa avec des termes assez simples. Des personnages assez attachants et l’histoire de l’héroïne assez triste dans un final mélancolique. De belles choses donc qui ressortent de ce livre mais qui, à mon sens, est trop lisse, surtout dans le monde dépeint par l’autrice. La quatrième de couverture en dit également beaucoup trop sur le contenu de l’histoire. Un récit sans réelles prises de tête mais sans réelles prises de risque non plus. Malgré ces petits points négatifs assez généraux, le livre plaira à une bonne majorité de lecteurs, comme en attestent les (très) bonnes notes sur les différents sites de critiques littéraires.

Livre lu dans le cadre du concours Sirius SF.

Note

7,5/10

Si vous avez apprécié cette critique (ou pas), n’hésitez pas à commenter. Si vous l’avez déjà lu ou si vous avez des questions spécifiques au récit, laissez une trace de votre passage 🙂

D’autres avis d’experts, c’est par ici –> Light and Smell (Audrey), Même les sorcières lisent,…

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Lutin82 dit :

    Oui, mais je crois que je vais passer sur ce coup!

    Aimé par 1 personne

  2. OmbreBones dit :

    Pas ma tasse de thé non plus mais tu proposes une chouette chronique 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. J’ai abandonné le YA. Trop de déceptions.

    Aimé par 1 personne

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